J’ai tendu des fils…

la poudrière

 

On ne va pas se mentir. J’avais peur. Peur de commander moins, par réflexe. Peur que la librairie  soit vide ou fasse trop pauvre, trop petite.  J’avais peur de ne pas arriver au bout de ce problème de caisses enregistreuse/gestion de stock parce que trop cher pour 15 jours de festival. J’avais peur que la profession me lâche, que les copains soient soudain occupés ailleurs.

Bref, en un mot comme en cent, j’avais peur de tous ces paramètres extérieurs. Pis de moi aussi. Si bordélique, si peu organisée, si brouillon…

Ce que je sais c’est que depuis dix ans, cette librairie de Visa, c’est moi. De A à Z. Du temps de la Fnac, du temps de Chapitre. Aujourd’hui, enfin, il va y avoir mon joli logo fait par Vincent partout. Et comme je suis fière ! I DO IT !!!

 

Ce festival est ma gourmandise. Quand les gens rentrent dans la Poudrière au moment des livraisons, qu’ils voient les palettes à la file et que surgit un « quel courage ! », je dis que non, il n’y a pas de courage à faire ce qu’on aime, dans un lieu magnifique.

J’aime tant ce moment du déballage. Quand, après n’avoir su de ces livres que leurs titres, je peux enfin les voir, les feuilleter. Et, plus tard dans la semaine, je pourrais dire aux photographes toute l’admiration que j’ai pour eux, comme je leur suis reconnaissante de ces témoignages qu’ils nous offrent. Comme je les aime.

Tous les ans, j’installe la librairie avec « Brigitte » dans les oreilles. « Battez-vous » . Jamais aussi vrai que cette année…

Cet après-midi, je l’ai fait dans le silence, j’ouvrais mes cartons les larmes aux yeux. De joie. Je pensais à toi, Jean-Francois Leroy. Trop pudique, trop timide, je ne saurais te le dire en face. Alors, je te le dis ici. Devant tout le monde.

Merci Jean-François. Pour ta confiance. Pour ton soutien. Pour ton amitié. Pour ton équipe formidable. Merci. Merci. Merci.

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Tout ira bien…

Tout ira bien

Nous y voilà… 10 ans de Visa pour l’Image cette année et comment mieux fêter cet anniversaire qu’en devenant autonome ?

Je ne vais pas mentir, ça fait un peu peur, mais c’est une bonne peur. Une qui booste, une qui enthousiasme.

Je vais donc porter seule cet immense festival. Ceux qui en sont, à des degrés différents, les acteurs m’ont fait un beau cadeau. J’en ai rêvé et ils m’ont aidé à le faire.

Le « travail » est énorme mais quelle chance de faire ce que j’aime, comme je veux, avec qui je veux.

Techniquement ça ne va pas changer grand chose, ce sont dans les détails que viendront se nicher les changements.

Je suis contente. Très.

 

 

ImageSingulières

Sète affiche

 

C’est donc une nouvelle phase qui s’ouvre pour la Librairie Éphémère…  Je gagne en autonomie, donc en liberté. Pour faire simple, on va dire que les mois écoulés depuis Visa m’ont fait envisager de mettre de côté mon joli projet. Parce qu’au fond, même si tout le monde trouve que ma petite entreprise est géniale, ça ne me fait pas vivre.

Ne plus être tributaire des librairies, en étant partenaire,  m’offre un champ d’action plus large. Oh bien sûr, il y a plus de risques, plus d’investissement, plus de rigueur en logistique (ce qui, chez moi, n’est pas acquis…).

Ce beau festival va donc être une nouvelle étape de viabilité. A savoir de ne plus travailler en partenariat avec des libraires sur place. Donc de ne plus être la victime d’une profession en difficulté. L’idéal serait bien sûr que ce ne soit pas toujours mon adorable ange-gardien, Fabienne Pavia des Éditions du Bec en l’air qui arrive à convaincre les directeurs de festivals de la nécessité d’une librairie pour leurs manifestations 😉

Peut-être va-t-il falloir que je sois plus « insistante » auprès des personnes susceptibles de m’accueillir, les relancer un peu plus souvent. Mon expertise, ma compétence et mon professionnalisme, mon réseau, sont mes atouts. Ma géniale petite entreprise est mon originalité. Ce projet est formidable.

Voilà, tout ceci étant dit, il faut que j’arrive à convaincre. Parce que la Librairie Éphémère le mérite. Pis, moi aussi. Un peu quand même 😉

Festival Littérature et Journalisme – Metz

Festival Littérature et Journalisme

Festival Littérature et Journalisme

Je vais avoir du mal à cacher mon enthousiasme…

Lorsque l’on m’a proposé de travailler sur ce festival, j’ai eu le sentiment que j’étais là dans la quintessence du festival. Je ne pouvais rêver mieux que de marier la littérature et le journalisme. C’était la 26ème année. Anciennement nommé « L’été du livre », les animations ont lieu dans tous les plus beaux lieux de la ville. Un chapiteau pour accueillir « la grande librairie », l’Arsenal et l’église (sublime) de Saint-Pierre aux Nonnains pour des grands entretiens de 1h30 avec les auteurs. Soit individuels soit sur des thèmes d’actualité. Occasion de se poser pour réfléchir et apprendre, ensembles.

Mon premier contact avec le festival a été, bien sûr, pour la librairie avec laquelle j’allais travailler, La Cours des Grands. Je n’aurais pas de mots assez explicites pour vous parler d’eux. Une équipe de libraires formidables, aussi accueillants qu’impliqués. J’ai été magnifiquement reçu, comme, dans mes rêves les plus fous, je l’avais imaginé quand j’ai crée ce projet de librairie itinérante. Autant dire qu’ils sont la raison pour laquelle ce métier ne peut et ne doit pas péricliter.

Je ne dirais trop rien des douleurs du corps qui porte ces centaines de cartons pour installer la librairie sous le chapiteau, laissons aux lecteurs l’illusion que libraire est un métier d’intellectuel…

L’objectif de mon itinérance était de multiplier les rencontres, et Metz m’a comblé. Il y a eu du rire, de l’émotion, de la politique, des discussions passionnées. Il y a eu des retrouvailles avec ma copine Edith Bouvier que j’aime, Michel Puech, auteur du plus gentil billet sur la librairie à l’occasion de Visa l’année dernière, Gwenn Dubourthoumieu reçu à Visa pour la dédicace de son livre « Sur la piste de Tarzan« . Des rencontres que j’attendais avec Karim Miske, Christophe Conte (qui n’est pas si méchant ^-^) que je suivais, tous les deux,  sur twitter (et dont j’admirais le travail, évidemment), Laurent Binet auteur de « Rien ne se passe comme prévu » et dont les impressions, quelques 10 mois plus tard, m’intéressaient et, bien sûr, Edouard Martin, figure de proue du combat des salariés de Florange. Ce fût fantastique, à la hauteur de mes espoirs. Nous avons ri, beaucoup, discuté âprement pour défendre nos convictions mais c’était formidable !

Puis il y a eu les rencontres auxquelles je ne m’attendais pas mais qui m’ont comblé avec Sonia Rolley, François Vallejo, Pierre Pachet, Pierre Marquès, Caroline Six, Adrien Bosc (des formidables revues « Feuilleton » et « Desports »), François Missen, Pierre Haski et François Bon (même si nos avis divergent sur notre avenir ^-^)

Mon petit coeur s’est fortement emballé lorsqu’enfin l’occasion m’a été offerte de dire à Christian Oster à quel point ses livres faisaient ma joie depuis tant d’années.

Bref, j’ai passé 4 jours formidables et intenses.

Je voudrais remercier, fort, Edith Bouvier ma copine-que-j’aime, pour avoir parlé de ma petite entreprise à Pascal Didier, quelqu’un d’aussi délicieux que notre conversation téléphonique le présageait (merci à toi. 1000 fois) et, enfin, merci à toi Julie Even, merveilleuse personne, big chief des librairies « La Cour des Grands » et « Le Préau ». Merci pour ton accueil, ta confiance, ta gentillesse, ta famille fabuleuse. Vous rencontrer et travailler avec vous tous a été un grand, très grand, plaisir.  Vous êtes LA raison qui motive la poursuite de mon projet. Merci, merci, merci à vous tous.

Ce métier, comme ça, éphémère et itinérant, grâce à vous, a pris du sens, et à confirmé une chose. Je ne me suis pas trompée de projet professionnel.

Je vous embrasse. Tous.

Rencontres Photographiques de Corbeil-Essonnes

Rencontres Photographiques

Rencontres Photographiques

Ça commence par un lieu magnifique, la commanderie St-Jean. Je découvre, avec surprise dois-je avouer, que Corbeil possède quelques charmes architecturaux.

Il s’agit donc des 1ères Rencontres Photographiques. Un peu partout dans la ville de nombreuses affiches, des kakémonos des photographes invités. Dans la galerie du centre ville, une magnifique exposition de Marco Sardinho. Un photographe en résidence sur Corbeil Arno Brignon au bel accent Toulousain.

Dans la Commanderie nous retrouvons les travaux de Jean-Christophe Béchet. L’exposition, mise en valeur par le lieu, présente l’essentiel des photos de J.C Béchet. La déambulation est fluide, cohérente et très évocatrice de son univers. Très beau travail.

La librairie éphémère était aussi dans la Commanderie et, force est de constater que comme pour Visa pour l’Image, les vieux bâtiments, sont le plus bel habit qui soit.

En un mot comme en cent, mon impression fût extrêmement positive. Équipe formidable et très efficace, ils ne méritent rien de mieux qu’une seconde édition !

Bonne chance à eux.